Modérateur : Robert Théophile BENGA, Secrétaire Général au Ministère de la Jeunesse et de l’Éducation Civique
Le deuxième panel de la Conférence des responsables des services centraux, déconcentrés, rattachés et sous tutelle a été consacré aux thématiques transversales, qui constituent l’ossature des politiques publiques en faveur de la jeunesse.
Modéré par le Secrétaire Général du Ministère de la Jeunesse et de l’Éducation Civique, Robert Théophile BENGA, ce panel visait à établir un cadre analytique commun pour les échanges techniques qui ont suivi.
Politique Nationale de la Jeunesse et Plan Jeunesse
Pour ouvrir cette phase de la Conférence, le Secrétaire Général a présenté la Politique Nationale de la Jeunesse et le Plan Jeunesse, en exposant le contexte de leur élaboration, les motivations ayant conduit à leur mise sur pied, ainsi que la logique stratégique qui les sous-tend.
Il a expliqué que ces instruments ont été conçus pour offrir au Cameroun une réponse structurée, cohérente et durable aux défis multidimensionnels auxquels font face les jeunes, notamment en matière d’éducation, d’emploi, de participation citoyenne, d’inclusion sociale et de cohésion nationale.
Il a également présenté les leviers mobilisés pour atteindre les objectifs fixés, les contraintes rencontrées, les acteurs impliqués, ainsi que les réalisations enregistrées et les perspectives futures.
« La Politique Nationale de la Jeunesse et le Plan Jeunesse ne sont pas des documents figés ; ce sont des instruments vivants, appelés à évoluer avec les réalités et les aspirations des jeunes », a-t-il souligné.
Cette présentation a servi de mise en situation stratégique pour la suite des exposés.
Plan d’Action National Jeunesse, Paix et Sécurité
À la suite de l’intervention du Secrétaire Général, les participants ont suivi l’exposé sur le Plan d’Action National Jeunesse, Paix et Sécurité, présenté par ACHA LEKE Christian.
Dans son intervention, il a mis en lumière l’importance stratégique de l’implication des jeunes dans les mécanismes de prévention des conflits, de consolidation de la paix, de cohésion sociale et de stabilité nationale.
Il a insisté sur le fait que les jeunes ne doivent pas être perçus uniquement comme des bénéficiaires des politiques de paix, mais comme des acteurs à part entière du changement.
« Il ne peut y avoir de paix durable sans la participation significative des jeunes aux processus de prise de décision et d’action communautaire », a-t-il affirmé.
Il a ensuite présenté les piliers du Plan, ses mécanismes de mise en œuvre et les résultats attendus en termes de leadership, de citoyenneté et de responsabilité sociale.
Certaines explications détaillées figurent dans les documents officiels du Forum.
Plan Triennal Spécial Jeunes et Plan Spécial de Promotion de l’Entrepreneuriat Jeunes
La discussion s’est ensuite poursuivie avec le Plan Triennal Spécial Jeunes (PTS-Jeunes) et le Plan Spécial de Promotion de l’Entrepreneuriat Jeunes, tous deux institués par le Chef de l’État.
Sur ce sujet, ABDOUL-KARIM NASSOUROU, Directeur de la Promotion Économique des Jeunes au Ministère, a présenté des éléments chiffrés permettant de mieux cerner l’ampleur, la portée et l’ambition de ces dispositifs.
Il a mis en évidence les secteurs prioritaires, les volumes de bénéficiaires ciblés, ainsi que l’impact socio-économique attendu.
« Ces plans visent à faire des jeunes non seulement des demandeurs d’emploi, mais surtout des créateurs de richesse et de valeur », a-t-il souligné.
Il a insisté sur l’importance de l’accès au financement, du renforcement des capacités, de l’accompagnement et du mentorat pour assurer la durabilité des projets portés par les jeunes.
L’impératif de la sincérité des données collectées
La dernière séquence du Panel 2 a été consacrée à la problématique de la fiabilité des données statistiques dans la formulation et la mise en œuvre des politiques publiques en faveur de la jeunesse.
Cette intervention a été assurée par Dr Bienvenu HABIT, Chef de la Division de la Coopération et des Statistiques au Ministère.
Il a développé le thème : « Collecte des données statistiques : besoins et méthodes pour la collecte systématique des données », soulignant que toute politique efficace repose sur des données exactes, actualisées et vérifiables.
Il a mis en garde contre les risques liés à l’utilisation de données fragmentées, imprécises ou biaisées, qui peuvent fausser les décisions stratégiques.
« Sans données fiables, on ne gouverne pas, on improvise », a-t-il averti.
Il a présenté les approches méthodologiques nécessaires à une collecte systématique, les cadres institutionnels à renforcer et l’importance de la collaboration intersectorielle.
Il a conclu en rappelant que la sincérité des données constitue non seulement une exigence technique, mais également une obligation morale vis-à-vis de la jeunesse et de la Nation.